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paja toquilla pour fabrication de panama en equateur

La paja toquilla & l'art de la confection d'un chapeau panama

En 2012, le processus de fabrication du véritable chapeau Panama en paja toquilla a été institué patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco.

Depuis 2009, l’Institut équatorien de la propriété intellectuelle reconnait l’appellation d’origine contrôlée du panama.

La paja toquilla provient du Carludovica palmata, espèce de palmier poussant en Équateur. C’est son coeur, qui possède une densité particulière, qui est utilisé pour la fabrication de la paja toquilla.

Les étapes de la réalisation d'un chapeau Panama en paja toquilla :

1.

Culture et récolte de la paja

Après la récolte, les cœurs de palmes sont transportés à dos de mulets jusqu’aux villages, où la palme est divisée en fibres fines. Ensuite la paille peut être bouillie pour éliminer la chlorophylle ou séchée au Soleil et blanchie à la fumée de soufre. La couleur naturelle de la paja toquilla est un blanc cassé, mais on peut la teindre de matière naturelle en marron, ocre, jaune, mais aussi bleu ou rose.
2.

Tressage en forme

Les artisans procèdent au tissage qui peut durer jusqu'à huit mois en fonction de la finesse de la paille tressée. Il existe 2 types de tressage : le tressage ``cuenca`` en chevrons, et le tressage ``brisa`` formant de petites carrés.
3.

Ajout du galon

Le galon en coton est ajouté en dernière étape. Il permet le bon maintien du chapeau et doit être réalisé dans un coton de qualité, souple et ferme à la fois. Il permet également des variations de couleur qui peuvent donner un style différent aux gammes de chapeaux.
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Situé sur la côte ouest de l’Amérique du Sud, l’Équateur possède une faune et une flore riche et variée de par ses paysages multiples. De la jungle amazonienne aux îles Galapagos en passant par la chaîne andine, l’Équateur culmine à 2 850m d’altitude sur les contreforts des Andes.

Hispanophones tout en ayant gardé leur culture indigène aujourd’hui reconnue, les équatoriens sont forts d’un savoir millénaire et d’une richesse naturelle préservée qu’il faut continuer à protéger collectivement.

Le palmier carludovica palmata ne pousse que dans la partie équatoriale du pays et nécessite un sol riche, beaucoup de zones ombragées, un air humide et relativement frais en même temps. Sa croissance dure environ 3 ans jusqu’à ce que les tiges des feuilles atteignent jusqu’à 6 m de long.

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